Valérie-Anne

J'en dors plus la nuit.

Je dédie cette insomnie à Valérie-Anne
que j’ai croisée dans un lit queen.
Au moment d’écrire ces lignes,
elle se doute bien qu’je fouine
dans son pagne.

Si ça se trouve, elle était perdue
entre deux rêves névrotiques.
Elle grimpe au rideau et tombe des nues
puis m’fait la nique. Oh, Valérie-Anne.

Pour la tirer de son sommeil,
faut prendre un treuil mécanique
et le petit-déjeuner en musique.
Sinon madame se traîne
et baye aux corneilles.

C’est pas la pire des concubines.
Elle sait pas dans quel sens le prendre.
Qu’est-ce qu’elle tambouille à la cuisine ?
Elle m’pique un somme, faudra m’le rendre.

J’veux mettre de l’ordre dans ses désirs.
Elle dit qu’elle est ni pour ni contre.
Allez savoir ce que ça veut dire !
Notre histoire courte contre la montre.

Moi, je valais rien avant Valérie-Anne.
Depuis, j’ai pris quelques roupies.
J’m’en fiche pas mal qu’elle m’enturbanne
même si un jour ça me nuit.
Oh, Valérie-Anne.

© Emmanuel Fritsch 2020 [première année de présentation au public]. Tous les droits d’auteur de ce texte sont réservés. Sauf autorisation, toute utilisation de celui-ci autre que la consultation individuelle et privée est interdite.


Photo : Libre de droits (Pixabay)

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