Vent d’Alizée

Super fille, ciel dégagé

Un soir sur les Champs-Élysées,
j’me suis pris un vent d’Alizée.
Elle m’a dit : fais tes valises et
disparais de ma vie brisée !

C’est allé tellement vite.
J’ai pas eu le temps d’objec-
ter ni même de l’éjec-
ter du cockpit.

Elle a sauté dans un Taxi G7.
Par la fenêtre, m’a taxé mon Amex
et m’a rejoué la cassette :
Hé ! On est pacsé, mec !

Un soir sur les Champs-Élysées,
j’me suis pris un vent d’Alizée.
Elle m’a dit : fais tes valises et
prends pas des airs scandalisés !

Je lui texte : Pas si vite, minette !
T’oublies peut-être que t’habites
encore dans mon duplex ? C’est bibi,
à Dupleix, qui ramène les pépètes.

Petite, c’est moi qui raque pour tes injec-
tions de Botox et ton beau tux-
edo à paillettes. Tes conjonctivites à répèt-
ition me coûtent les yeux de la tête.

Un soir sur les Champs-Élysées
J’me suis pris un vent d’Alizée
Elle m’a dit : fais tes valises et
prends le premier vol nolisé !

C’est par la bande que j’ai eu vent
d’Alizée. Super fille, ciel dégagé.
J’ai dû trop fuckaliser, tous les baisers
d’Alizée me disaient allez-y.

Maintenant elle m’envoie paître
sur les Champs où l’herbe est plus verte.
On est quitte, on se dépacse, on se débecte.
Et je me délecte de mes copyrights.

© Emmanuel Fritsch 2019 [première année de présentation au public]. Tous les droits d’auteur de ce texte sont réservés. Sauf autorisation, toute utilisation de celui-ci autre que la consultation individuelle et privée est interdite.


Photo : libre de droit (Pixabay.com)

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